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9 Août 2026
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Reliée à La Maddalena par un petit pont, l'île de Caprera semble pourtant appartenir à un autre monde.
Ici, les maisons se font rares, les routes traversent un maquis méditerranéen dense et les sentiers s'enfoncent entre les pins, les arbousiers et les impressionnants blocs de granite. De petites criques aux eaux turquoise apparaissent parfois au détour d'un chemin.
Mais Caprera n'est pas seulement une île de nature.
Elle est aussi intimement associée à l'un des personnages les plus célèbres de l'histoire italienne : Giuseppe Garibaldi.
C'est ici que le héros des Deux Mondes choisit de finir sa vie. Pendant près de vingt-six ans, il y construit sa maison, cultive ses terres, élève ses animaux et reçoit famille, amis et admirateurs.
Aujourd'hui, visiter Caprera, c'est donc autant partir à la découverte d'une nature exceptionnelle que marcher sur les traces d'un homme qui a profondément marqué l'histoire de l'Italie.
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La découverte de Caprera s'inscrit naturellement dans une excursion à La Maddalena.
Les deux îles sont reliées par un pont situé à proximité de La Moneta. Il suffit donc de quitter La Maddalena par la route pour rejoindre Caprera en quelques minutes. Aucune traversée supplémentaire n'est nécessaire.
C'est d'ailleurs l'un des grands avantages de cette excursion : après avoir découvert les paysages et les plages de La Maddalena, il suffit de poursuivre la route pour retrouver une île beaucoup plus sauvage.
La circulation y est relativement simple, mais il faut prendre son temps. Les routes sont parfois étroites et les nombreuses possibilités de stationnement permettent de laisser la voiture pour poursuivre à pied.
Dès que l'on franchit le pont, le changement d'atmosphère est saisissant. Le développement touristique y est beaucoup plus limité que sur les côtes sardes les plus fréquentées. Le maquis méditerranéen occupe une grande partie de l'île et constitue l'un des principaux charmes de Caprera. Pins, genévriers, arbousiers, myrtes et autres espèces méditerranéennes accompagnent les chemins.
Entre les branches apparaissent régulièrement des éclats de bleu : la mer n'est jamais bien loin.
Cette nature préservée explique en grande partie pourquoi Caprera occupe une place particulière au sein de l'archipel de La Maddalena.
Parmi les nombreuses criques de Caprera, Cala Napoletana est certainement l'une des plus séduisantes.
Mais elle se mérite !
Pour rejoindre la plage, il faut quitter la voiture et emprunter un sentier qui traverse le maquis. La promenade fait partie intégrante de l'expérience : plus on avance, plus la végétation laisse apparaître la mer. Puis soudain, le paysage s'ouvre. Une petite plage de sable clair se dévoile au pied des rochers, entourée d'une eau transparente dont les nuances passent du bleu profond au turquoise.
Le caractère relativement sauvage du site contraste avec les plages aménagées que l'on peut rencontrer ailleurs en Sardaigne.
Mon conseil : arrivez tôt et prévoyez de bonnes chaussures et suffisamment d'eau. Le sentier peut être chaud en plein été et l'ombre est parfois limitée.
A l'opposé, au sud, Cala Andreani offre un autre visage de l'île.
La plage, bordée par une végétation méditerranéenne particulièrement dense, s'ouvre sur une mer d'une limpidité remarquable. Ici encore, les rochers granitiques jouent avec la lumière et donnent au paysage cette couleur si particulière que l'on retrouve partout dans l'archipel.
Le sable clair, le maquis et les différentes nuances de bleu composent une véritable carte postale. Mais c'est justement cette beauté qui explique la fréquentation importante du site durant les mois d'été.
Pour profiter pleinement de Cala Andreani, mieux vaut donc arriver tôt.
Caprera ne se résume pas à ses plages.
L'île possède de nombreux chemins permettant de s'éloigner du littoral et de découvrir un environnement beaucoup plus sauvage. Certaines promenades sont relativement faciles et permettent de rejoindre les criques, tandis que d'autres demandent davantage d'effort et de préparation.
Le granite omniprésent, les reliefs parfois accidentés et le maquis dense donnent aux randonnées une véritable personnalité. C'est probablement à pied que l'on comprend le mieux Caprera.
La voiture permet d'aller d'un point à l'autre, mais les sentiers permettent de découvrir les paysages qui se cachent entre ces différents sites.
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Il suffit parfois de s'éloigner de quelques centaines de mètres de la route pour retrouver une Caprera presque silencieuse. Le parfum du myrte et de l'arbousier se mêle aux senteurs de la terre chauffée par le soleil.
Le granite affleure partout, formant de curieuses sculptures naturelles. Au-dessus de la végétation, les panoramas sur les petites îles de l'archipel et les eaux turquoise rappellent que la mer est omniprésente.
Caprera est une île que l'on écoute autant qu'on la regarde. Le bruit du vent dans les pins, celui des cigales et le ressac constituent souvent la seule bande sonore des sentiers.
Mais Caprera possède un autre trésor, beaucoup plus intime.
C'est ici que Giuseppe Garibaldi choisit de s'installer en 1856.
Après les grands épisodes militaires et politiques de sa vie, le héros de l'unification italienne décide de mener sur l'île une existence beaucoup plus simple. Il construit progressivement sa propriété et développe une véritable exploitation agricole.
La célèbre Casa Bianca, aujourd'hui au cœur du Compendio Garibaldino, est construite à partir de 1856. La demeure, étonnamment simple, rassemble les pièces de la vie quotidienne de Garibaldi et de sa famille.
Garibaldi a passé les vingt-cinq dernières années de sa vie à Caprera.
Arrivé sur l'île en 1856, il y restera jusqu'à sa mort en 1882. Le Compendio Garibaldino, ouvert au public depuis 1976, conserve aujourd'hui les bâtiments, objets et souvenirs liés à cette période.
Si vous disposez d'une journée complète, je vous conseille de ne pas consacrer toute votre visite aux plages. Choisissez plutôt une ou deux criques et consacrez le reste de la journée à une promenade dans le maquis.
Caprera se prête particulièrement bien à cette alternance :
une plage → un sentier → un panorama → une nouvelle crique.
C'est cette diversité qui fait tout son charme.
Et contrairement à La Maddalena, où la route panoramique constitue déjà une attraction en elle-même, Caprera invite davantage à abandonner la voiture.
En été, les températures peuvent rapidement devenir élevées. Les premiers départs permettent également de profiter des plages avant l'arrivée de la foule.
Même pour rejoindre certaines plages, les chemins peuvent être caillouteux. Les chaussures de randonnée sont nettement plus confortables que de simples sandales.
C'est probablement le conseil le plus important. Les portions de sentiers sont parfois très exposées au soleil et les possibilités de ravitaillement sont limitées.
Il serait dommage de rejoindre Cala Napoletana ou Cala Andreani sans pouvoir profiter de leurs eaux cristallines.
Le Compendio Garibaldino mérite mieux qu'une visite effectuée "entre deux plages". La visite est une véritable plongée dans l'intimité du personnage. Le ministère italien de la Culture indique actuellement une réservation obligatoire pour le Compendio ; les horaires et conditions pouvant évoluer, mieux vaut les vérifier avant votre visite.
Caprera est probablement l'une des îles qui nous aura le plus marqué dans l'archipel de La Maddalena.
Pour ses paysages, d'abord.
Pour ses plages, évidemment.
Mais surtout pour cette sensation de liberté qui accompagne chaque kilomètre parcouru sur l'île.
Ici, le maquis gagne rapidement du terrain sur l'homme et les sentiers permettent de retrouver une Méditerranée sauvage, faite de granite, de pins et d'eaux translucides.
Et puis il y a Garibaldi.
Difficile de visiter Caprera sans penser à cet homme qui, après avoir contribué à écrire une partie de l'histoire de l'Italie, choisit de terminer sa vie dans une maison blanche au milieu du maquis.
Caprera est donc bien plus qu'une destination balnéaire : c'est une île où la nature et l'histoire semblent avoir décidé de vivre ensemble.