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Les Randos de Caco

Les Randos de Caco

La Rando à ma façon...

De Marrakech à Imlil, en route vers le Toubkal

Situé à près de 70 kilomètres de Marrakech, Imlil est le dernier village accessible par la route avant l'ascension du fameux mont Toubkal, point culminant de l'Atlas marocain. Connu pour être le point de départ de nombreuses randonnées dont l'ascension du Toubkal, Imlil et sa vallée sont aussi connues pour offrir un dépaysement total. Avec son eau pure et abondante, ses nombreux vergers et ses panoramas à couper le souffle, la vallée montre une autre facette méconnue de la région.

Quelques tour-opérateurs proposent de rejoindre Imlil en une journée. Il est également possible de louer un véhicule pour arpenter les kilomètres qui la séparent de Marrakech mais il faut toutefois noter que les dernières portions s'apparentent plus à une piste caillouteuse qu'à une route. Enfin, des chauffeurs de taxis proposent aussi une journée en leur compagnie pour atteindre les premiers abords du Haut Atlas.

Le circuit proposé dans cet article part de Marrakech, rejoint le lac de barrage de Lalla Takerkoust puis rejoint le village berbère d'Asni en serpentant parmi des paysages désertiques à couper le souffle. Il remonte ensuite la vallée pour rejoindre Imli, le terminus routier. Sur le retour, une variante et un petit détour permettent d'accéder à la station de sport d'hiver d'Oukaïmeden, principale station de ski du Maroc.    

La Vallée d'Imlil depuis la route

La Vallée d'Imlil depuis la route

A la sortie de Marrakech, cap au sud-ouest pour franchir la trentaine de kilomètres qui séparent la ville ocre du village de Lalla Takerkoust. Après un peu plus d'une demi heure de route dans un paysage assez désertique, la route s'élève quelque peu aux abords du village. Un immense lac apparaît alors, avec un bleu qui tranche avec le paysage aride et ocre qui l'entoure. Ce lac n'est pas naturel et il doit sa présence au barrage de Lalla Takerkoust, construit sur l'oued n'Fiss. Edifié dans les années 1930, ce barrage a créé un lac de près de 7 kilomètres de long qui a enseveli l'ancienne ville. Créé pour la production hydraulique d'électricité et pour l'irrigation, le lac permet une production de près de 15 MWh et l'irrigation d'une surface s'étendant sur plus de 7000 hectares.

Des activités nautiques et sportives ont également fait leur apparition le long du lac. Même si la baignade est interdite, on retrouve de nombreux habitants de Marrakech venus prendre un peu de fraîcheur sur le bord de l'eau.  

Barrage et lac de Lalla TakerkoustBarrage et lac de Lalla Takerkoust
Barrage et lac de Lalla TakerkoustBarrage et lac de Lalla Takerkoust

Barrage et lac de Lalla Takerkoust

La route abandonne progressivement le lac et poursuit vers le sud. Sinueuse, elle s'élève progressivement au milieu d'un paysage quasi désertique où seuls quelques villages isolés peuplés de bergers continuent de subsister. Des lacets de plus en plus rapprochés et une forte pente permettent d'arriver aux abords du village d'Aguergour. La vue sur la vallée qui vient d'être traversée est alors saisissante. Une impression de grandeur et d'immensité vient s'ajouter à un fort sentiment de liberté devant cette vue panoramique. Avec la fraîcheur du matin tout proche, le bruit du passage de quelques moutons qui vient à peine troubler le silence, le dépaysement est total. 

Panoramas le long de la route en quittant progressivement le lacPanoramas le long de la route en quittant progressivement le lac
Panoramas le long de la route en quittant progressivement le lacPanoramas le long de la route en quittant progressivement le lac

Panoramas le long de la route en quittant progressivement le lac

Panoramas grandioses sur la Vallée
Panoramas grandioses sur la ValléePanoramas grandioses sur la Vallée
Panoramas grandioses sur la ValléePanoramas grandioses sur la Vallée

Panoramas grandioses sur la Vallée

Le sentiment de traverser un plateau désertique se fait de plus en plus fort à mesure que l'on avance vers le Haut Atlas. Il est difficile d'imaginer que l'on se trouve à mi-chemin entre une ville aussi importante et dynamique que Marrakech d'un coté et un endroit aussi sauvage et verdoyant que sont les montagnes du Haut Atlas de l'autre. Là encore, de rares villages semblent émerger de nulle part et les quelques troupeaux qui passent leur route ça et là renforcent ce sentiment de solitude. Mais au détour d'un virage, la route emprunte l'autre versant et les vastes étendues du plateau sont rapidement remplacées par un paysage montagneux où la verdure commence à apparaître et où les sommets qui semblaient si lointains il y a peu de temps, se révèlent désormais tout proches.

La route rattrape la ville de Moulay Brahim, ville récente créée en 1992 et qui abrite tout de même plus de 10 000 personnes, puis gagne Asni. Créée en 1959, elle ne présente aucun intérêt particulier, étant un parfait exemple de l'urbanisation des villes rurales qui l'a conduit a accueillir désormais plus de 20 000 habitants. Asni comme Moulay Brahim sont les bases des premiers points de départ de l'ascension du Toubkal.  

Sur la route, panoramas le long du plateau
Sur la route, panoramas le long du plateauSur la route, panoramas le long du plateauSur la route, panoramas le long du plateau
Sur la route, panoramas le long du plateauSur la route, panoramas le long du plateauSur la route, panoramas le long du plateau

Sur la route, panoramas le long du plateau

De Marrakech à Imlil, en route vers le ToubkalDe Marrakech à Imlil, en route vers le Toubkal
De Marrakech à Imlil, en route vers le ToubkalDe Marrakech à Imlil, en route vers le Toubkal

Asni vient de marquer l'entrée dans la Vallée d'Imlil. Les montagnes se sont rapprochées, l'air se rafraîchit et la végétation change. De nombreux vergers sont traversés par la route sur les premiers kilomètres, des pommeraies pour la plupart. A la saison, les caisses de pommes fraîchement cueillies sont déposées au bord de la route ce qui, en plus de l'aspect visuel remplit les abords de la route d'une bonne odeur de pommes. De nombreux noyers viennent compléter les cultures. La route devient de moins en moins bonne à mesure qu'elle s'engouffre dans la vallée et, bientôt, les premiers villages berbères accrochés aux flancs de la montagnes commencent à apparaître. C'est désormais une piste de bonne qualité qui a remplacé le bitume et qui mène jusqu'à Imlil. Perché à 1740 mètres d'altitude, ce village berbère a acquis le titre de commune en 1959 lors du découpage communal du Maroc redevenu indépendant. 

Villages sur la route d'Imlil et panoramas sur la Vallée
Villages sur la route d'Imlil et panoramas sur la ValléeVillages sur la route d'Imlil et panoramas sur la ValléeVillages sur la route d'Imlil et panoramas sur la Vallée
Villages sur la route d'Imlil et panoramas sur la ValléeVillages sur la route d'Imlil et panoramas sur la Vallée
Villages sur la route d'Imlil et panoramas sur la ValléeVillages sur la route d'Imlil et panoramas sur la ValléeVillages sur la route d'Imlil et panoramas sur la Vallée

Villages sur la route d'Imlil et panoramas sur la Vallée

La piste continue, serpente à flanc de montagne, dévoilant à chaque lacet un panorama différent et de plus en plus grandiose. Elle trouve son terme dans un village qui semble coupé du monde, où un minaret semble être le protecteur des villageois qui s'affairent dans les champs. Une école se tient en bout de piste et des bambins insouciants jouent sous un arbre séculaire en regardant passer les touristes. Des bergers gardent leurs troupeaux sur des parcelles de verdure, des femmes gardent des enclos où se tiennent une à deux vaches. Et de nombreux aventuriers commencent la véritable ascension du Jbel Toubkal imposant mastodonte qui domine les lieux avec ses 4167 mètres d'altitude. Tous équipés d'un solide sac et de chaussures de marche, certains sont seuls, d'autres accompagnés d'un guide local quand les derniers avancent avec une mule qui transporte leurs affaires les plus lourdes. Le dépaysement prend alors un degré supplémentaire alors qu'on pensait être au bout de nos surprises. Pour les plus courageux, le sommet est à quelques jours de marche, pour les autres, il est temps de profiter du village avant de regagner sa voiture et entamer le retour vers Marrakech.

Panoramas depuis la piste
Panoramas depuis la pistePanoramas depuis la pistePanoramas depuis la piste
Panoramas depuis la pistePanoramas depuis la piste

Panoramas depuis la piste

Extraits de l'arrivée en bout de piste
Extraits de l'arrivée en bout de pisteExtraits de l'arrivée en bout de pisteExtraits de l'arrivée en bout de piste
Extraits de l'arrivée en bout de pisteExtraits de l'arrivée en bout de pisteExtraits de l'arrivée en bout de piste

Extraits de l'arrivée en bout de piste

En revenant vers Marrakech, il est possible de rejoindre Oukaïmeden en faisant un détour d'environ une demi heure (pour une trentaine de kilomètres). La route comme nous la connaissons a été aménagée en 1965 afin de permettre l'essor de la station. Il s'agit d'ailleurs de la plus grande station de sport d'hiver du Maroc avec une vingtaine de pistes pour tous les niveaux. Positionnée à 2620 mètres d'altitude, c'est la plus haute station de ski d'Afrique et la chaîne américaine CNN l'a même classée dans le top 100 des stations mondiales, non sans une certaine moquerie dans sa description. Toutefois, avec peu d'hébergements sur place, un nombre limité de boutiques et de points de restauration, elle est surtout fréquentée par des locaux ou des visiteurs basés à Marrakech. A la basse saison, c'est un peu un village fantôme qui fait office d'accueil même si un vendeur ambulant surgit toujours sur une mobylette vintage pour vendre un collier ou un coquillage. Ouverte de décembre à mars, il est toujours intéressant d'aller y faire un tour quelle que soit la saison afin de voir une station de ski sur l'Atlas. La station tire son nom du Jbel Oukaïmeden (3 273 m) qui domine des lieux, soldat du proche du Jbel Toubkal.

Il est ensuite temps de regagner Marrakech en une petite heure de route. C'est juste assez pour se refaire le film d'une journée bien remplie.

Oukaïmeden, hors saisonOukaïmeden, hors saison
Oukaïmeden, hors saisonOukaïmeden, hors saisonOukaïmeden, hors saison

Oukaïmeden, hors saison

Pour terminer quelques photos du Jbel Toubkal qui aura dominé la journée du haut de ses 4167 mètres.

La Jbel Toubkal
La Jbel ToubkalLa Jbel ToubkalLa Jbel Toubkal

La Jbel Toubkal

Les principaux points de l'itinéraire

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Junior 04/04/2017 15:51

Je suis vraiment jaloux. Le paysage est magnifique pour une randonnée. Tu en as de la chance !

Caco 04/04/2017 22:41

Merci ! Tout est tellement dépaysant ! La route est magnifique avec cette piste qui la termine en apothéose. Si tu as l'occasion d'y aller, n'hésite pas !